L’arrivée de 200 caravanes de gens du voyage bloque tous les accès à cette ville

Amboise : circulation coupée après l’arrivée de centaines de caravanes...

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Dimanche 1er juin 2025, la ville d’Amboise (en Indre-et-Loire) a été complètement paralysée par un convoi d’environ 250 caravanes de gens du voyage. Venant du rassemblement évangélique de Nevoy, dans le Loiret, ces engins impressionnants ont cherché à s’installer sur l’Île d’Or. Cette tentative d’installation a provoqué un blocage total des accès à la ville, engendrant d’importants embouteillages. Une tension se faisait très vite ressentir entre les automobilistes, les autorités et la communauté évangélique.

La ville d’Amboise refuse l’escale des gens du voyage sur son territoire

Pour le maire Brice Ravier, il est tout simplement hors de question de laisser les gens du voyage s’installer près du camping sur l‘Ile d’Or. L’élu se justifie : « ça n’est pas du tout adapté, à d’aussi grands rassemblements, donc on négocie avec la préfecture pour trouver un autre terrain d’accueil. »

Entre-temps, des embouteillages monstres se sont formés. « La ville est bloquée », résumait Yves Aguiton, président de la communauté de communes du Val d’Amboise. Coincés, des automobilistes qui participaient à un tournoi de football sur l’Île d’Or n’ont pas pu repartir.

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« On va laisser nos voitures là et rentrer à pied », déplorait Nathalie, bénévole. Pire, certaines familles, venues de loin, se sont retrouvées dans l’impossibilité de rejoindre leur domicile.

Comme rapporté par France 3 Centre-Val de Loire, ils ont dû attendre « près de 5 heures avant de pouvoir reprendre la route. »

La gendarmerie est intervenue pour empêcher l’installation illégale sur l’Île d’Or. Vingt militaires, dont le peloton d’intervention (Psig), ont été mobilisés.

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Les caravanes ont alors été contraintes de stationner sur les quais de la Loire et le pont principal, arrêtant totalement la circulation dans et autour d’Amboise.

Une situation très tendue

Face à l’absence d’aire de grand passage à Amboise, le maire avait finalement consenti à ce que la mission évangélique demeure 24 heures sur l’Île d’Or, le temps de parvenir à une solution d’accueil.

« La situation était très tendue » témoigne Philippe Grangé, médiateur mandaté par l’État pour la communauté des gens du voyage dans le département limitrophe du Loir-et-Cher.

« Pour l’instant, on ne sait pas où aller, on a l’impression d’être indésirables, » confie une trentenaire à France 3.

«Je n’ai qu’une parole »

L’aire de grand passage de Tours sur la plaine de Gloriette n’étant pas suffisant « pour (les) accueillir tous », la Préfecture d’Indre-et-Loire a autorisé les 250 caravanes de rejoindre le parking du Parc des Expositions de Tours, où elles peuvent rester 15 jours.

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À 14h, le convoi a quitté Amboise dans le calme. Sur le pont du Maréchal Leclerc, un des pasteurs porte-parole de la mission évangélique et le maire Brice Ravier se sont serré la main.

« Je suis pasteur et je n’ai qu’une parole. Je suis maire et je n’ai qu’une parole », ont-ils échangé. Amboise n’est qu’une étape avant leur arrivée à Saint-Malo en Bretagne.


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