Près de Sézanne, 70 caravanes évangélistes s’installent sur un terrain communal, la maire désemparée

La commune plutôt tranquille de Gaye fait face, depuis le dimanche 1er juin, à l’installation inattendue de 70 caravanes évangélistes sur son terrain de football. 

Analyse IAavec
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Dans le sud-ouest de la Marne, près de Sézanne, la commune de Gaye est confrontée depuis le 1er juin à l’arrivée massive de 70 caravanes issues d’un rassemblement évangéliste. Installées sans autorisation, comme habituellement le cas, sur le terrain de football, la situation plonge la maire Brigitte Leroy dans une situation délicate, faute d’infrastructures adaptées pour accueillir un tel afflux.

Une arrivée massive de caravanes à Gaye, près de Sézanne…La maire dépassée

En ce dimanche 1er juin 2025, aux alentours de l’après-midi, une importante vague de véhicules de loisirs, appartenant à la communauté des gens de voyage, a convergé vers la sortie du village de Gaye, transformant rapidement les lieux en un campement improvisé.

Face à cette arrivée massive, la maire Brigitte Leroy a vite réalisé qu’elle ne pourrait en stopper l’installation.

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« Je n’ai pas vocation à accueillir autant de monde. Nous ne sommes pas une aire d’accueil agréée, nous n’avons ni les infrastructures ni les moyens », regrette-t-elle.

Comme c’est souvent le cas de nombreux élus confronté à de telles installations illégales des gens du voyage, elle a avoué vouloir tenter une action radicale en bloquant l’accès au terrain municipal avec son propre véhicule.

Mais elle a échoué. « Ils m’ont menacée, ils ont tourné autour, et sont passés quand même », raconte l’édile.

Un convoi évangéliste redirigé vers Gaye après un malentendu

D’après les organisateurs, ce convoi proviendrait du grand rassemblement évangéliste annuel qui a eu lieu au mois de mai dernier.

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À l’issue de l’événement, les participants auraient été répartis en petits groupes vers plusieurs destinations.

Le village de Gaye ne figurait initialement pas parmi ces points de chute. Les caravanes étaient censées rejoindre Plivot, près d’Épernay, mais un quiproquo autour des modalités d’accueil aurait compromis cette étape.

Des infrastructures occupées sans autorisation, en pleine réhabilitation

Les équipements sportifs, en particulier les vestiaires du terrain de football, ont été occupés sans accord préalable.

Une situation jugée d’autant plus problématique que ces infrastructures étaient en cours de rénovation. J’étais en train de les remettre en état pour la prochaine saison », explique la maire.

Une convention d’occupation en discussion pour limiter les tensions

Des négociations sont en cours pour formaliser cette occupation illégale, incluant une contribution financière des occupants aux frais d’eau et d’électricité, ainsi qu’un engagement clair en matière de gestion des déchets.

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« Je veux que les choses se passent bien jusqu’à leur départ. Ils m’ont assuré qu’ils repartiraient dimanche », a rapporté avec fermeté Brigitte Leroy.

Face à l’urgence de la situation, des échanges ont eu lieu avec la gendarmerie et le préfet de permanence, aboutissant à un compromis visant à encadrer au mieux la présence temporaire des gens du voyage dans ce terrain communal près de Sézanne en attendant leur départ annoncé.


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