Malgré l’opposition du propriétaire de ce terrain privé, les caravanes s’installent chez lui de force

Un propriétaire lutte pour expulser des caravanes installées de force sur son terrain privé ! « Je suis dans l’obligation de prendre une société de surveillance pour un coût de 25.000 euros», confie-t-il.

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Des caravanes s’installent de force sur un terrain privé avec vue imprenable sur la mer, l’opposition du propriétaire ignorée. Témoignage.

Malgré l’opposition du propriétaire de ce terrain privé, les caravanes s’installent chez lui de force

Ce site de 7800 mètres carrés — envahi par une vingtaine de caravanes — a coûté 12 millions d’euros à son propriétaire. Basé à La Ciotat, ce terrain est prévu « accueillir une vaste zone d’activité industrielle ».

Le 15 mars 2025, un groupe de gens du voyage s’installe sur la parcelle de Stéphan Brousse, malgré « les blocs de béton placés devant l’une des deux entrées » pour notamment empêcher de telles intrusions.

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«Ils sont arrivés aux alentours de 3 heures du matin et forcés le portail», raconte l’entrepreneur au journal Figaro. Le terrain, prisé pour son emplacement, attire régulièrement des caravanes qui y séjournent parfois plusieurs mois avant d’être remplacées par d’autres.

« Ça fait 5 ans que ça dure ! C’est la loi du plus fort »

« Ça fait cinq ans que ça dure, déplore Stéphan Brousse. L’endroit est connu pour sa vue sur la mer et ses accès à l’eau et l’électricité. La dernière fois, ils sont arrivés début janvier avant de repartir en mars. Je suis dans l’obligation de prendre une société de surveillance pour un coût de 25.000 euros», révèle celui est spécialisé dans la négociation en produits agroalimentaires.

Et pour cause, regrette l’entrepreneur, « c’est la loi du plus fort, on laisse les gens du voyage faire ce qu’ils veulent pour ne pas avoir de problèmes ».

« Ils proposent de payer 400 euros par jour (…) On n’est pas dans un camping !»

«Ils rentrent et ils vous narguent en proposant de payer 400 euros par jour pour rester», révèle, non sans amertume, le propriétaire des lieux.

«J’ai fait venir un huissier pour constater les faits et je tente d’obtenir les identités des caravanes qui sont entrées sur mon terrain», explique Stéphan Brousse, qui compte déposer un référé au tribunal judiciaire de Marseille, par l’intermédiaire de son avocat, pour obtenir l’expulsion des squatteurs.

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Malheureusement pour lui, ce bras de fer, épuisant, ne devrait pas se résoudre avant plusieurs jours, le temps que le litige soit officiellement reconnu et qu’une décision soit rendue par la justice.

« Mon chef de chantier vient de m’appeler : les gens du voyage lui ont demandé où en étaient les “négociations”, évoquant désormais 300 euros (de loyer, NDLR) par jour. On n’est pas dans un camping !», vocifère-t-il.

«Des groupes très organisés »

« Ils (les gens du voyage, NDLR) savent très bien qu’ils ont le droit pour eux. Les chefs d’entreprise sont démunis face à l’administration. Le seul pouvoir qu’il nous reste, c’est celui du bruit», admet-il.

Voilà pourquoi ces caravanes s’installent de force même face à l’opposition du propriétaire de ce terrain privé.

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«Ces groupes sont organisés, généralement bien conseillés, et profitent des failles laissées par la loi actuelle pour rester autant que bon leur semble et ne partir que lorsqu’ils l’ont décidé», indique Alexandre Doriol, maire de La Ciotat, dans son courrier adressé à Gérald Darmanin.


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