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Longtemps jugé dépassé, trop polluant, trop lourd, le camping-car, comme les autres véhicules de loisirs, n’a pas échappé à l’évolution technologique ; il est donc essentiel de revoir absolument ces idées reçues qui ne reflètent plus la réalité du marché. Décryptage.
Camping-car trop polluant, trop lourd, dépassé : réponses aux idées reçues à revoir absolument
Le camping-car souffre de nombreuses idées reçues, qui méritent aujourd’hui d’être réexaminées à la lumière des évolutions du marché et des innovations dans le secteur, perceptibles lors de la dernière édition (la 56e) du Salon des véhicules de loisirs de Paris-Le Bourget.
Idée reçue 1 : Les camping-cars sont trop gros et encombrants
Les véhicules de loisirs, et plus particulièrement les camping-cars, sont souvent associés à des modèles massifs de plusieurs mètres de long, comme rappellent nos confrères du Figaro.
Si certaines marques conservent encore cette image de « véhicules énormes », la tendance est désormais aux modèles plus compacts.
En effet, depuis la crise du Covid-19, les véhicules de loisirs ont évolué pour répondre à ces nouveaux besoins.
À lireCamping-car : les retraités restent les plus grands adeptes de ce mode de transport, « À notre âge, confort avant tout »De plus en plus populaires, les vans aménagés et fourgons, plus petits, représentent désormais la moitié du marché, permettant à leurs utilisateurs de s’adapter plus facilement aux contraintes de stationnement tout en offrant un confort optimisé.
Le design et la conception de ces véhicules ont également évolué, transformant ces modèles plus compacts en véritables alternatives pratiques aux camping-cars.
Idée reçue 2 : Les camping-cars polluent énormément
Même si les véhicules de loisirs sont effectivement plus gourmands en carburant que les voitures classiques, leur usage itinérant contribue à réduire leur impact environnemental.
En général, la grande majorité des utilisateurs de camping-cars ne parcourent que de petites distances, souvent entre 100 et 150 km, et privilégient un tourisme localisé, ce qui limite ainsi leur empreinte carbone.
Par ailleurs, l’industrie du camping-car évolue vers des solutions plus écologiques. Des modèles récents de vans aménagés affichent désormais des émissions de CO2 réduites, parfois jusqu’à 154g CO2/km.
À lirePeut-on vraiment acheter un camping-car solaire Dacia à moins de 20 000 € en Europe ?De plus, l’arrivée des vans électriques, comme le Pössl e-Vanster, ainsi que d’autres modèles de caravanes similaires, permet d’envisager un futur plus vert.
Cependant, la question du poids et de la réglementation pour ces modèles électriques plus lourds reste un enjeu pour les années à venir.
Idée reçue 3 : La clientèle des camping-cars est uniquement âgée
Autre idée reçue : les camping-cars sont réservés aux retraités. Quoique l’âge moyen des camping-caristes français soit de 59 ans, le secteur évolue rapidement, et de plus en plus de jeunes s’intéressent à la « van life ».
D’après une enquête menée par Le Bon Coin auprès de ces derniers, relayé par TF1, 54,5 % des participants affirment avoir une opinion positive sur ce mode de vie.
Par ailleurs, 44 % des 25-34 ans n’ayant pas encore vécu l’expérience de la vie en van déclarent être intéressés par l’idée de l’essayer.
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différentsPortée par les réseaux sociaux et notamment les Youtubeurs, cette nouvelle génération de voyageurs adopte les véhicules de loisirs comme alternative au logement traditionnel, voire pour des voyages à temps plein.
De nombreux fabricants, comme Joa Camp, ont lancé des gammes spécifiquement destinées aux jeunes couples ou familles, prouvant ainsi l’évolution de la clientèle du secteur.
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageursUne réalité qui nous pousse une fois de plus à revoir absolument les idées reçues affirmant que le camping-car est systématiquement trop polluant, trop lourd et dépassé.

