Une soixantaine de caravanes de gens du voyage « squattent » son terrain, expulsion impossible

Le terrain d’entraînement du club de Moto-ball de Villefranche-sur-Saône occupé illégalement par une soixantaine de caravanes de la Communauté des gens du voyage. L'association est au bout du rouleau !

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Depuis novembre 2024, une soixantaine de caravanes de la communauté des gens du voyage « squattent » un terrain d’entraînement du club de moto-ball de Villefranche-sur-Saône, l’expulsion des occupants reste impossible. « Aucune solution. C’est une catastrophe pour le club », regrette son président Pascal Dailler.

Qui sont les gens du voyage ?

Les gens du voyage. Il faut comprendre qu’il s’agisse d’un terme administratif désignant « les personnes dont l’habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles, installées soit sur des aires d’accueil, soit sur des terrains aménagés à cet effet. »

Aujourd’hui, ils sont « environ 300 000 personnes dont 100 000 sédentaires, 100 000 semi-sédentaires et 100 000 nomades », relaie le JDD. Ces gens du voyage ont « majoritairement la nationalité française ».

« Les gens du voyage ne partiraient pas avant le printemps. C’est une catastrophe » !

« Aucun retour, aucune solution, et j’ai appris que les gens du voyage ne partiraient pas avant le printemps, regrette le club sur les réseaux sociaux. La FFM (Fédération française de motocyclisme) a été alertée du problème et je sais qu’elle a envoyé un courrier à la municipalité. Notre championnat reprend le 29 mars avec un déplacement à Troyes. C’est une catastrophe pour le club », déplore son président Pascal Dailler. « Comment allons-nous faire ? », s’interroge-t-il.

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« Difficile de préparer cette nouvelle saison avec un terrain occupé par les gens du voyage une nouvelle fois et pour combien de temps ? », se préoccupe le club de moto-ball.

Une soixantaine de caravanes de gens du voyage « squattent » son terrain, expulsion impossible

« Les nouveaux joueurs ont besoin de s’entraîner pour pouvoir développer leur qualité de jeu. Féliciter l’engagement pour le bénévolat dans une association, c’est bien. Le soutenir un minimum pour que son sport pérenne, c’est encore mieux », poursuit l’association.

La mairie de Villefranche-sur-Saône est impuissante face à cette situation. « On ne peut pas procéder à un arrêté d’expulsion à cause de la loi qui oblige l’agglomération (Communauté d’Agglomération Villefranche Beaujolais Saône) à créer une aire de gens du voyage. Mais elle n’est pas en règle, ajoute-t-elle. Comme on n’a pas de proposition alternative à proposer, la loi nous interdit de procéder à une expulsion ».

Bien que la police municipale fasse des rondes quotidiennes pour dialoguer avec les occupants, « on n’a aucun moyens de les forcer, s’indigne la municipalité de Villefranche. On le regrette, mais on est bloqué. On n’a pas le droit de les expulser ».

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« Toutes les communes de l’agglomération sont confrontées régulièrement à des occupations sauvages sur des terrains municipaux », constate-t-elle. « On n’a pas de pelouse par exemple à leur proposer, aucun terrain de repli ni pour la moto, ni pour les gens du voyage ».

Pas avant 2026…

La loi impose à la commune, via la Communauté d’agglomération Villefranche Beaujolais Saône, de prévoir une aire d’accueil dédiée aux gens du voyage, mais ce projet prend du retard et ne sera pas opérationnel avant 2026.

« Le travail de concertation de la communauté d’agglomération en lien avec les communes et les services de l’État a permis d’identifier un terrain à Arnas. D’ici à deux ans, il accueillera une aire d’accueil d’une vingtaine de places », relaie actu Lyon.


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