Expulsion au Pontet : une vingtaine de gens du voyage chassés du terrain occupé illégalement

Pontet : une vingtaine de gens du voyage expulsés après l'occupation illégale d'un terrain.

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Près d’une vingtaine de la communauté des gens du voyage ont fait l’objet d’une expulsion au Pontet, ils ont été chassés du terrain occupé illégalement durant des années.

Que dit la loi concernant les « Gens du voyage » ?

La notion de « Gens du voyage » est un terme administratif se rapportant à un mode de vie non sédentaire. En 2000, sa définition est précisée par la loi du 5 juillet et renvoie à « des personnes dont l’habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles installées sur des aires d’accueil ou des terrains prévus à cet effet (art 1 de la loi n° 2000-614 modifiée relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage)″.

La « loi Besson » oblige les villes de plus de 5 000 habitants à prévoir des « conditions de passage et de séjour des Gens du voyage sur son territoire, par la réservation de terrains aménagés à cet effet ».

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À cette fin, rappelle le site du ministère de la Transition écologique, « chaque département doit prévoir le nombre, la localisation et la capacité des aires permanentes d’accueil, des terrains familiaux locatifs et des aires de grand passage à créer par les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), ainsi que les interventions sociales nécessaires aux populations concernées ».

« L’État organise l’accueil et l’habitat des gens du voyage, pour un équilibre entre la liberté de circulation, la décence des conditions d’installation et le souci des élus d’éviter les installations illicites. »

Expulsion au Pontet : une vingtaine de gens du voyage chassés du terrain occupé illégalement

Une expulsion ne peut avoir lieu « que si le stationnement des résidences mobiles ne respecte pas la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publique des lieux », explique tf1info.

Au Pontet, chemin des Broutières, une vingtaine de gens du voyage ont été expulsés pour occupation illégale du terrain le 21 janvier 2025, vers 10 h. Cela faisait « trois quatre ans » qu’ils étaient sur les lieux.

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Après avoir « épuisé toutes les voies de recours en justice, l’injonction de quitter les lieux a été brandie par les autorités », rapporte La Provence.

« Chaque fois, c’est le jeu du chat et de la souris qui recommence », glissent nos confrères du Parisien, en faisant allusion au « casse-tête des expulsions des Gens du voyage ».

Les caravanes arrivent et se garent sur un terrain, souvent privé. Comme c’est le cas ici, la propriété appartient à une entreprise, chemin des Broutières, au Pontet, à proximité de la société Aramisauto.

« Dans la douceur » !

« Tout s’est fait dans la douceur, se réjouissait la gendarmerie, même si on a dû négocier au début. »

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« La préfecture de Vaucluse, en coordination avec le Grand Avignon, leur avait réservé une place sur l’aire d’accueil de Villeneuve-lez-Avignon.« , relaie La Provence.

Une fois la procédure judiciaire lancée, « c’est un véritable parcours du combattant qui commence », admet un avocat du barreau de Senlis.


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