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Pour échapper aux PV, un hacker a mis sur pied une technique propre à lui consistant à recourir à la plaque d’immatriculation numérique.
Plaque d’immatriculation numérique : la technique redoutable d’un hacker pour échapper aux PV
Josep Rodriguez, expert en cybersécurité chez IOActive, indique que les plaques d’immatriculation numériques développées par l’entreprise Reviver sont faciles à pirater. Celui-ci présenterait effectivement une faille permettant de modifier à volonté le numéro affiché. De quoi permettre à l’automobiliste d’éviter les radars et les caméras de surveillance.
Grâce à une technique consistant à enlever un autocollant et à accéder aux connecteurs internes de la plaque, ce hacker peut en quelques minutes réécrire son micrologiciel et afficher n’importe quelle combinaison de chiffres, rapporte un article du média américain Wired.
Comment ça marche ?
“En retirant un autocollant au dos de la plaque et en attachant un câble à ses connecteurs internes, il est capable de réécrire le micrologiciel d’une plaque Reviver en quelques minutes”, peut-on lire.
Concrètement, cela signifie que les conducteurs malintentionnés pourraient éviter les contraventions, les amendes de stationnement ou même faire porter la responsabilité de leurs infractions à d’autres véhicules.
À lirePourquoi mettre du sel dans sa voiture une fois par semaine peut faire toute la différence ?“Vous pouvez mettre ce que vous voulez sur l’écran, ce que les utilisateurs ne sont pas censés pouvoir faire. Si vous pouvez changer le numéro de la plaque d’immatriculation quand vous le souhaitez, vous pouvez causer de vrais problèmes”.
Une vulnérabilité difficile à corriger, une mise à jour ne suffirait pas pour les milliers de plaques concernées.
Plus grave encore, selon Rodriguez, cette vulnérabilité ne peut pas être résolue par une simple mise à jour logicielle. Pour sécuriser ces plaques, il faudrait remplacer les puces de chaque modèle déjà installé, ce qui est pratiquement impossible sachant que ces plaques se multiplient sur le marché américain.
Outre les méfaits commis sur la route, les propriétaires de ces plaques peuvent même aller jusqu’à contourner les 29,99 dollars d’abonnement par mois de Reviver. « Il y a maintenant des milliers de plaques d’immatriculation qui présentent ce problème et qu’il faudrait changer le matériel pour le résoudre”, alerte Josep Rodriguez.
La société réagit et se veut plutôt rassurante
L’entreprise Reviver se veut rassurante, expliquant que ce type de piratage reste peu probable. “Ce scénario est très peu susceptible de se produire dans des conditions réelles, ce qui le limite à des mauvais acteurs individuels violant sciemment les lois et les garanties des produits”, précise-t-il dans son communiqué.

