Normes CO2 européennes : la France monte (enfin) au créneau !

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Face aux normes européennes sur le CO2, de plus en plus strictes, la France monte (enfin) au créneau. Dans une tribune publiée le 24 janvier dans Les Échos, signée par Marc Ferracci, Agnès Pannier-Runacher et Benjamin Haddad, ces trois ministres dénoncent les sanctions liées au CO2, qu’ils jugent totalement déconnectées des réalités de l’industrie automobile européenne.

Trois ministres s’élèvent contre les normes CO2 européennes imposées aux voitures thermiques

Adressé directement à Bruxelles, le message de ces trois hauts responsables français est très clair.

Dans une tribune commune publiée dans Les Échos, Marc Ferracci, ministre de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, et Benjamin Haddad, ministre de l’Europe, appellent la Commission européenne à revoir ses exigences en matière d’émissions de CO2 pour soutenir l’industrie automobile.

Selon eux, ces normes, trop rigides, ne tiennent pas compte des problèmes auxquels le secteur fait actuellement face.

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« La politique industrielle nécessite souplesse, adaptabilité, simplicité : c’est le moment de montrer que ces qualités peuvent être européennes », écrivent-ils.

Des préoccupations légitimes, dans un contexte où l’industrie des véhicules électriques traverse une période difficile, marquée par une baisse très importante de la demande.

« L’application stricte d’une réglementation dépassée par la conjoncture (…) serait à nos yeux une grave erreur politique» et «affaiblirait durablement notre capacité à accompagner la transition écologique de notre industrie automobile », soutiennent-ils.

Des normes CO2 européennes renforcées : une lourde sanction pour les constructeurs automobiles

Le Green Deal, cet ambitieux plan qui vise la neutralité carbone au sein de l’Union européenne d’ici 2050, prévoit l’arrêt de la vente de véhicules thermiques neufs dans les 27 pays membres dès 2035.

Dans le cadre de la mise en application des dispositions visant à atteindre cet objectif, de nouvelles réglementations sur les émissions de CO2 ont été instaurées depuis le 1er janvier 2025.

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Ces règles imposent en effet de lourdes sanctions financières aux constructeurs dont les véhicules dépassent désormais la limite de 95 g de CO2 par kilomètre, contre 116 g auparavant.

Chaque gramme excédentaire entraîne ainsi une pénalité de l’ordre de 95 euros. La barre est placée très haut pour accentuer la pression sur l’industrie automobile.

L’écologie ou l’économie ? la France monte (enfin) au créneau face aux nouvelles normes CO2 européennes

Ce qui est techniquement impossible à respecter, car jusqu’à ce jour, les véhicules thermiques les moins polluants affichent des émissions de 120 g de CO2 par kilomètre.

« Pour éviter ces amendes, regrettent les auteurs de la tribune, l’industrie se retrouve face à deux mauvaises solutions ». Soit elle achète « des crédits d’émission à des constructeurs extra-européens », soit elle réduit « les ventes de véhicules thermiques ».

Des choix qui entraîneraient, affirment les trois ministres, deux issues catastrophiques : un « transfert de plusieurs milliards d’euros aux constructeurs » américains et chinois ou des « licenciements ».

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Une conjoncture qui provoquerait inévitablement des « fermetures chez les sous-traitants », « mettant en réel danger l’avenir même de l’industrie au sein de l’Union ».

Les responsables politiques doivent, d’une manière ou d’une autre, faire un choix qui tient compte de l’intérêt de la majorité des peuples européens : l’écologie ou l’économie ?

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Sachant qu’en négligeant cette dernière, ce sont des millions d’emplois, et donc des familles, qui sont sacrifiés.


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