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Les prix des billets d’avion ne risquent-ils pas de coûter plus cher en 2025 si l’État donne son feu vert à l’augmentation de la TSBA, lui qui a récemment annoncé y être « favorable » ? Qu’est-ce qui attend les passagers ? Retrouvez plus de détails ici.
La place des taxes sur le tarif des billets d’avion
Les taxes aériennes peuvent représenter jusqu’à 40% du prix total des billets d’avion, rapporte le magazine Capital. Ces taxes servent au financement des infrastructures ainsi que des services aéroportuaires en France.
Ces taxes et redevances englobent :
- la taxe sur l’aviation civile (TAC)
- la taxe de sûreté et de sécurité
- la taxe Chirac
- Les redevances aéroportuaires et de navigation (accueil des passagers, équipements au sol, services de contrôle aérien)
- la taxe sur les nuisances sonores aériennes (TNSA)
- la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
Billets d’avion bientôt plus chers ? L’État se dit « favorable » à une augmentation de la TSBA en 2025
Dans un entretien exclusif auprès du Parisien, la nouvelle ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin est revenue sur l’augmentation de la taxe sur les billets d’avion (ou TSBA). Elle a indiqué que le gouvernement y est « favorable ».
Pour la ministre, « c’est une mesure de justice fiscale et écologique ». Et pour cause, souligne-t-elle au quotidien francilien, « les 20 % de la population ayant le revenu le plus élevé sont responsables de plus de la moitié des dépenses consacrées aux voyages en avion ».
À lireDordogne : Un gérant suspecté de vendre 70 camping-cars sans payer les propriétairesDe nombreuses compagnies aériennes (dont Air France, Corsair, Fly Emirates, Air Caraïbes, French Bee) avaient en effet déjà répercuté cette hausse par « anticipation » pour la réservation des vols pour 2025 au départ de la France.
Ryanair vent debout
Avec la chute du gouvernement de Michel Barnier, les transporteurs concernés se sont engagés à procéder au remboursement des clients lésés. Mais le retour de la taxe sur les billets d’avion risque de mener la vie dure aux compagnies aériennes. Cela signifie-t-il des billets d’avion plus cher pour les voyageurs en 2025 ?
Une chose est sûre, les compagnies aériennes n’ont pas manqué de se positionner pour faire annuler la mesure.
Sans tourner autour du pot, Ryanair a même menacé de réduire « de moitié » sa présence en France. Il joue sur sa qualité de premier transporteur d’Europe.
« On espérait que le gouvernement se rende compte du danger de l’application d’une telle idée, ce n’est visiblement pas le cas, déplore un dirigeant du secteur aérien. Le risque, c’est que seuls les riches puissent acheter des billets demain. Qui peut croire que c’est grâce à cela que l’on va réduire le déficit du pays ? », avance ce dernier.
À lireHausse de la fréquentation sur l’aire de camping-cars« Nous sommes déjà le pays qui taxe le plus. Demain, on va pénaliser l’attractivité du pays. Des compagnies vont préférer décoller d’autres aéroports européens pour garder des prix bas », tire la sonnette d’alarme un acteur du secteur.
« S’ils voulaient gripper la demande, ils ne s’y prendraient pas autrement, ajoute un autre professionnel. L’aérien a besoin d’investir pour réussir sa décarbonation. On ne peut pas tout le temps nous mettre des bâtons dans les roues. »
La nouvelle tarification selon Air France
La « taxe Chirac » passerait de 2,63 € à 9,50 € pour les billets en classe éco (vols domestiques et en Europe) selon les calculs réalisés par Air France en 2024. Pour les billets en classe Business, la taxe augmenterait de 20,27 € à 30 €.
« La taxe passerait de 7,51 € à 15 € en éco pour les autres vols de moins de 5 500 km; En classe affaires, elle augmenterait à 80 € (contre 63,07 €).
À lireUn jeune dentiste transforme son camping-car en cabinet dentaire itinérant pour aider les personnes dans le besoin.Pour les vols au-delà de 5 500 km, la hausse serait davantage marquée : de 7,51 € à 40 € en éco, et de 63,07 € à 120 € en Business et Première. Toutefois, la hausse reste contenue, quand on regarde à combien se vendent ces billets. Ils vont jusqu’à plusieurs milliers d’euros.

