« C’est sale, mon mari a dû nettoyer » : ce camping municipal très plébiscité délaissé, les vacanciers exaspérés

Le camping municipal de Cos, autrefois très fréquenté, est accusé de négligence et d’abandon. Voici les témoignages chocs des vacances furieux.

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Le camping municipal de Cos, situé en Ariège, traverse une période de turbulences. Depuis le départ à la retraite du dernier agent communal il y a un an, plusieurs vacanciers fidèles dénoncent une « dégradation progressive du site », allant jusqu’à craindre sa fermeture définitive.

Des vacanciers fidèles déçus par l’état du camping

Hélène*, qui fréquente ce petit camping familial depuis près de trente ans, ne cache pas sa déception : « Nous avons un lien fusionnel avec ce camping, il nous est impossible de nous en passer », confie-t-elle. Mais cette année, elle a eu le sentiment d’un abandon. « Les sanitaires ne sont plus nettoyés » que « tous les deux jours ».

Sans compter les nouveaux systèmes de réservation qui contraignent désormais un paiement anticipé en ligne, rendant impossible l’utilisation des chèques vacances. « C’est la chronique d’une mort annoncée », déplore la mère de famille auprès de La Dépêche.

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Pour Marta*, une habituée venue d’Espagne depuis vingt ans, le changement est radical : « Avant, tout était simple. L’ancien employé venait nettoyer les sanitaires deux fois par jour, il ne comptait pas ses heures. C’était propre et accueillant », raconte-t-elle, regrettant que l’esprit du camping se soit perdu. Elle estime également que la nouvelle maire « ne veut plus » d’une partie des anciens vacanciers.

Des services qui se dégradent d’année en année

Pour Yaya*, qui fréquente le camping depuis 17 ans, la situation s’aggrave : « Avant, il y avait des fleurs, c’était bien tondu. Maintenant, c’est sale, à tel point que c’est mon mari qui a dû nettoyer le terrain de pétanque cette année ».

Le manque d’entretien est visible jusque dans l’étang du camping. Didier, 64 ans, client habitué depuis vingt-cinq ans, raconte :

« Cette année, ils n’ont même pas coupé les roseaux. Résultat : on ne peut même pas mettre un bout de filet dans l’étang ! » Pour la première fois en vingt-cinq ans, il envisage de ne pas revenir l’été prochain, craignant que le site soit transformé en aire automatisée pour camping-cars, comme celles du réseau Camping-Car Park.

La maire assume et défend l’organisation actuelle

Face aux critiques, la maire de Cos, Marie-Christine Dubuc, répond sans détour : « S’ils ne sont pas contents, qu’ils aillent voir ailleurs ! » Elle rappelle que le camping reste « l’un des moins chers du secteur » et qu’il accueille encore de nombreux vacanciers satisfaits.

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Selon l’élue, deux nouveaux employés s’occupent du site et « se donnent du mal », même s’ils ne peuvent pas assurer la présence continue de l’ancien agent, qui travaillait de 6 h à 23 h chaque jour, un rythme jugé impossible à maintenir.

Concernant la polémique sur la propreté, la maire se veut rassurante : « Les sanitaires ne sont absolument pas crades. Beaucoup de visiteurs sont contents et apprécient l’ombre et la tranquillité du camping ».

Elle insiste aussi sur le rôle du camping : « Ce n’est pas un lieu pour rester trois mois. Ici, on vient passer huit ou quinze jours de vacances ». Et prévient : « S’ils continuent ainsi, soit le camping fermera, soit ils ne seront plus accueillis ».

Un avenir incertain pour le camping de Cos

Le camping municipal de Cos est à un tournant. Reste à savoir si ce camping, vieux de plus de trente ans, saura retrouver son esprit familial ou s’il évoluera vers un modèle plus automatisé, au risque de perdre ses fidèles.

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* Le prénom a été modifié.


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