Voir le sommaire Ne plus voir le sommaire
Jeudi 4 septembre dernier, la tension est montée d’un cran à Teloché, une commune de la Sarthe, lorsqu’une douzaine de caravanes du groupe des gens du voyage ont tenté de s’installer sur un terrain communal habituellement utilisé pour le comice agricole, situé près du lavoir. Informé par un riverain, le maire Gérard Lambert a pris une décision radicale : s’asseoir en tailleur devant l’entrée du terrain pour empêcher l’installation.
Les gens du voyage à Teloché : le maire prend une décision surprenante, la communauté fait demi-tour
Le moins que l’on puisse dire, c’est que la courageuse intervention de Gérard Lambert a eu l’effet escompté. Le maire de Teloché a réussi à faire repartir les gens du voyage.
Il est environ 15 heures lorsqu’un habitant du quartier remarque l’arrivée de plusieurs caravanes. En quelques minutes, une douzaine de véhicules ont franchi l’accès du terrain, après avoir coupé les cadenas et déplacé les poutres qui en bloquaient l’entrée.
Le riverain prévient aussitôt le maire, qui se rend sur place sans attendre l’arrivée des forces de l’ordre. Face aux caravanes déjà installées, Gérard Lambert tente le dialogue.
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différents« Nous nous sommes salués correctement et je leur ai dit qu’ils ne pouvaient pas rester là », explique-t-il dans les colonnes du Maine Libre.
Mais voyant que d’autres véhicules continuaient d’arriver, l’élu prend une décision radicale : « Pour empêcher les autres caravanes de pénétrer sur le terrain, je me suis assis en tailleur devant l’entrée. C’est la sixième fois depuis le printemps que cela arrive. J’ai été tolérant les cinq autres fois, mais là, c’est trop. »
« On risque nos vies dans ces situations »
Il précise également avoir coupé l’arrivée d’eau pour limiter l’installation, peut-on lire dans La Dépêche.
Ce n’est pas la première fois que la commune fait face à ce genre de problème. Gérard Lambert évoque un épisode marquant survenu il y a deux ans.
« Je m’étais mis debout devant un camion, mais les gens du voyage m’avaient bousculé et m’ont jeté dans le fossé. Le procureur a classé le dossier verticalement, c’est regrettable. On risque nos vies dans ces situations », rappelle-t-il.
« On se sent seul devant ce fléau«
« On se sent un peu seul devant ce fléau alors qu’il y a des places disponibles sur des aires d’accueil« , poursuit l’édile.
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageursPeu après, la gendarmerie arrive sur place pour sécuriser la zone. Après environ une heure et demie de négociations, les caravanes repartent, sans que l’ensemble du convoi ait pu s’installer.
Pour éviter que la scène ne se reproduise, les services techniques de la mairie interviennent immédiatement après le départ des véhicules. Des fossés sont creusés tout autour du terrain afin de bloquer tout nouvel accès non autorisé.

