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Après plus de trois mois d’occupation, les 170 caravanes des gens du voyage installées sur un terrain privé voisin du collège Jacqueline-Auriol à Villeneuve-Tolosane ont finalement quitté les lieux le mercredi 27 août dernier. Cette occupation illégale avait donné lieu à une pétition en ligne demandant le départ de la communauté.
Une occupation prolongée qui préoccupait les habitants à Villeneuve-Tolosane
Depuis le 25 mai, plusieurs familles de la communauté évangéliste avaient élu domicile sur ce terrain. De quoi provoquer des tensions avec les habitants des lotissements environnants.
« Ici, on ne se sent pas en sécurité« , confie un riverain sous couvert d’anonymat. « Cela fait trois mois que ça dure, je crains qu’ils y restent encore longtemps », ajoute un propriétaire de maison à Roques dont le jardin jouxte le campement.
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différentsPour marquer leur mécontentement, les riverains ont lancé une pétition intitulée « Mettre fin à l’occupation illégale à Villeneuve-Tolosane« , qui a très vite récolté près de 200 signatures. Ils dénonçaient des nuisances quotidiennes, comme l’accumulation de déchets, la saturation des infrastructures locales et un sentiment général d’insécurité.
« On a activé l’ensemble des leviers de droit«
Le maire de Villeneuve-Tolosane, Romain Vaillant, avait indiqué dès juillet que la commune était « pleinement mobilisée » pour faire respecter la loi. « On a activé l’ensemble des leviers de droit en notre possession. On a saisi le juge judiciaire, on a obtenu le concours de la force publique« , expliquait-il.
Toutefois, l’expulsion avait été retardée en raison de l’état de santé du patriarche de la communauté, nécessitant des soins électriques pour un malade en phase terminale.
Bayo, représentant du camp et pasteur évangélique, a expliqué la situation : « J’ai mon père, il est en phase finale. Aujourd’hui, il lui faut l’électricité parce qu’il est branché sur oxygène. On ne peut pas se mettre sur la route avec un malade. On est solidaires, on reste ensemble. »
« Ça n’a que trop duré(…) Il faut que les gens puissent libérer les terrains.»
L’élu d’indiquer qu’« un avis médical a été posé et est venu s’opposer effectivement au montage de l’opération d’expulsion. Maintenant, ça n’a que trop duré et donc il faut que les gens puissent libérer les terrains.»
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageursSur place, les avis divergent. Les riverains et le maire dénoncent des troubles de voisinage : bruits nocturnes, aboiements de chiens, volume sonore élevé lors des moments de prière et excréments autour du terrain. La communauté, de son côté, assure avoir maintenu le site propre et n’être présente que depuis un mois et demi.
Finalement, l’intervention a été menée le mercredi 27 août dernier. Les autorités ont précisé que le groupe des gens du voyage avait demandé à s’installer sur l’aire de grand passage de La Mounède à Toulouse, demande refusée, car la parcelle n’est pas destinée à un usage permanent, nous rapporte La Dépêche du Midi.

