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Depuis le dimanche 3 août 2025, environ 80 caravanes des membres de la communauté des gens du voyage, en particulier des Tziganes évangélistes, se sont installées sur le terrain municipal de football de Bazancourt, à une vingtaine de kilomètres de Reims. Le maire de la commune comme David Marchand, le président du FC Vallée de la Suippe, s’inquiètent des éventuelles conséquences matérielles de cette occupation illégale.
«Nous verrons dans quel état va-t-on retrouver la pelouse »
Le maire de Bazancourt, Dominique Leclère, a été averti en milieu d’après-midi, alors que 80 caravanes s’étaient déjà déployées sur le terrain de football. Aucun accord préalable n’avait été donné par la commune.
Malgré cela, l’élu a privilégié le dialogue en se rendant sur place pour échanger avec les représentants du groupe évangélique. Ces derniers lui ont promis de respecter les installations et de payer une compensation pour la consommation électrique.
« Ils se sont engagés à ne commettre aucun dégât, mais nous verrons à leur départ et puis dans quel état va-t-on retrouver la pelouse, confie-t-il à France 3 Champagne Ardenne. « Ils m’indiquent qu‘ils seront là jusqu’au 17 août », révèle l’édile qui admet « ne (pas) cautionner cette installation même si les rapports avec les représentants sont courtois ».
« Je ne veux pas d’a priori, mais je constate une installation illégale sur un terrain communal »
Ces Tziganes évangélistes se sont branchés « pour l’eau sur une borne à incendie et pour l’électricité sur un compteur Enedis. Le service de déchets du Grand Reims a été contacté pour venir chercher leurs déchets », précise-t-il encore auprès de France 3 Champagne Ardenne.
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différents« Je respecte leur façon de vivre, je ne veux pas d’a priori quant à leur situation. Mais je constate néanmoins une installation illégale sur un terrain communal », estime Dominique Leclère.
La présence de cette communauté n’ont pas manqué de faire réagir les associations locales. David Marchand, président du FC Vallée de la Suippe, a d’ailleurs fait part de son inquiétude, notamment pour les 350 licenciés du club qui utilisent régulièrement les installations : vestiaires, matériel de lavage, pelouse, etc.
La commune n’est pas pour autant restée passive. Une plainte a été déposée dès la constatation. « La commune a saisi les autorités compétentes (sous-préfecture et forces de l’ordre), engagé les procédures administratives nécessaires à l’évacuation du site, et travaille activement à rétablir l’usage de cet équipement public, en lien avec les services de l’État ».
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageursLa gendarmerie a également été mobilisée, avec des patrouilles régulières organisées autour du stade et dans les communes proches.
« Toutes les mesures légales sont mises en œuvre avec calme et fermeté »
Sur les réseaux sociaux, le maire a appelé au calme et à la responsabilité collective : « Je vous appelle à faire preuve de calme et de civisme, et à éviter tout comportement ou propos pouvant alimenter les tensions. »
« Je comprends l’inquiétude des riverains, et je tiens à vous assurer que toutes les mesures légales sont mises en œuvre avec calme, vigilance et fermeté », conclut-il.

