150 caravanes de gens du voyage bloquent une école d’ULM, les vols suspendus

Nord : l’école d’ULM à l’arrêt après l’arrivée de 150 caravanes sur les pistes de décollage.

Analyse IAavec
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À Herlies, dans le Nord, la surprise a été totale le dimanche 13 juillet pour l’équipe de l’école d’ULM Aliz’Air. Près de 150 caravanes de gens du voyage, se présentant comme appartenant à la mission évangélique des Tziganes de France, se sont installées directement sur les pistes de décollage. Cette occupation illégale a immédiatement contraint l’école à suspendre toutes ses activités, au grand désarroi de ses représentants.

Gens du voyage : 150 caravanes s’installent sur les pistes d’une école d’ULM à Herlies

Alain Plancq, instructeur pilote au sein d’Aliz’Air, témoigne auprès de La Voix du Nord : « Elles sont pleines à craquer », décrivant l’ampleur de l’installation, qui empêche non seulement les décollages, mais entrave également la possibilité d’un atterrissage d’urgence.

L’école, en pleine saison des baptêmes de l’air, accuse un manque à gagner estimé à 3 000 € par semaine. Le maire d’Herlies, Bernard Debeer, en déplacement le week-end de l’occupation, a dû rentrer en urgence le lundi 14 juillet.

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Sur place, il a évalué la situation : « Vu du ciel, moi j’en compte plus de 250, peut-être 260 ou 270 ». Face à cet afflux de caravanes, le maire a annoncé l’ouverture de négociations avec les occupants pour la fin de semaine.

« On avait prévenu depuis décembre » : la version des occupants

Selon le porte-parole des gens du voyage, surnommé « Toto« , la préfecture du Nord et la métropole de Lille étaient informées de cette arrivée depuis décembre 2024. Il indique avoir sollicité une aire de grand passage à Bondues, mais l’accès aurait été refusé.

Le groupe aurait donc improvisé et opté pour une installation provisoire sur le terrain de l’école d’ULM. Il a promis un départ au plus tard le dimanche 20 juillet.

Une occupation illégale, mais une évacuation impossible

Pour les autorités locales, la situation est quelque peu compliquée. Une source officielle confirme qu’il s’agisse bel et bien d’une installation illicite, mais « faute de moyens », les forces de l’ordre ne peuvent rien faire que de subir.

Alain Plancq, amer, résume leur position : « On n’a pas beaucoup de pouvoir. C’est le nombre qui fait la force ».

Aliz’Air envisage une plainte et redoute des dégradations sur son terrain.

En parallèle, l’école Aliz’Air entend porter plainte. Outre le préjudice financier, elle s’inquiète aussi d’éventuelles dégradations sur les pistes ou les équipements.

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Les préoccupations sont d’autant plus fortes que cette période estivale représente un moment crucial pour les activités aériennes et les recettes. Ce n’est pas sans rappeler les occupations sauvages vécues par de nombreux clubs de foot ou de rugby.


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