Gens du voyage à Saint-Laurent-du-Var : 198 caravanes au lieu de 120 prévues, la Métropole déplore des débordements en marge du périmètre prévu

Caravanes en surnombre à Saint-Laurent-du-Var : les engagements de l’État remis en cause.

Analyse IAavec
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À Saint-Laurent-du-Var, la tension monte après l’arrivée massive de gens du voyage sur des terrains réquisitionnés par la préfecture. Alors que la décision préfectorale du 17 juin autorisait « l’accueil d’un maximum de 120 familles », ce sont finalement « 198 caravanes et 74 véhicules supplémentaires » qui ont été dénombrés sur le site du quartier des Iscles, à proximité du stade de rugby et de la caserne des pompiers. Un débordement significatif, dénoncé par la Métropole Nice Côte d’Azur et la commune de Saint-Laurent-du-Var, qui parlent d’un « non-respect inacceptable des engagements ».

Installations hors des terrains réquisitionnés pour l’accueil de gens du voyage

La situation est d’autant plus délicate que des installations hors périmètre ont été constatées. Selon les autorités locales, une quinzaine de caravanes se sont implantées illégalement sur des terres agricoles exploitées, empêchant notamment un agriculteur d’accéder à ses champs. Des parcelles qui vont « au-delà des terrains réquisitionnés ».

« Des caravanes se sont installées entre deux champs, abîmant au passage des tuyaux d’arrosage, » déplore Henri Garnier, exploitant local. « Ça risque d’être problématique pour la récolte des courgettes. »

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Faute d’aire de grand passage dans les Alpes-Maritimes, comme l’impose la loi Besson, « le nouveau préfet, Laurent Hottiaux, a réquisitionné 22 parcelles privées et publiques à Saint-Laurent-du-Var », peut-on lire dans les colonnes du Figaro.

Le maire Joseph Segura (LR) avait saisi le tribunal administratif pour faire annuler cette réquisition. Son recours a été rejeté en urgence, mais une procédure de fond est toujours en cours.

« Un mépris évident des engagements pris »

L’arrivée prématurée de ce grand convoi de caravanes aurait engendré des « perturbations du trafic routier en pleine heure de pointe », et « une rupture nette avec les engagements actés lors de la médiation assurée par l’association Soliha», pointe du doigt le communiqué de la Métropole paru le 28 juin dernier.

« Ces comportements traduisent un mépris évident des engagements pris, » peut-on y lire. L’institution réclame désormais à la préfecture de faire respecter le périmètre défini, de «  procéder sans délai à la mise en conformité des installations » et d’« indemniser les exploitants agricoles lésés ».

Le maire Joseph Segura demande au préfet de « déloger ceux qui n’étaient pas prévus dans le dispositif »

« Le préfet doit déloger ceux qui n’étaient pas prévus dans le dispositif. Vu comment ça s’est passé… Il ne faudrait pas que ça devienne un rendez-vous », réclameJoseph Segura au micro de France 3 Côte d’Azur.

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De leur côté, les représentants des gens du voyage appellent au calme. Le pasteur de la communauté évangéliste, cité par France 3 Côte d’Azur, déclare : « On va tout faire pour que ça se passe bien pendant les 15 jours qu’on est ici. Nous sommes des gens qui prônent la paix. »


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