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Remorquer une voiture en camping-car : bonne idée ou galère assurée ? De nombreux camping-caristes se posent la question. Voici tout ce qu’il faut savoir avant d’opter pour cet attelage.
Tout dépend avant tout du mode de vie de chacun sur la route
Les camping-caristes les plus sédentaires – ceux qui restent plusieurs jours, voire plusieurs semaines au même endroit – trouvent souvent un réel avantage à tracter une voiture.
Claudine et Marc, par exemple, stationnent deux mois sur la même aire et utilisent un cadre de tractage pour remorquer leur voiture derrière leur camping-car.
À lirePeut-on vraiment acheter un camping-car solaire Dacia à moins de 20 000 € en Europe ?À l’inverse, Jeannine et Serge, qui bougent tous les deux jours, trouvent cela inutile. Martine et Frédéric, qui vivent à l’année dans leur camping-car, ont choisi un mode de vie inspiré du “full-timing” à la manière des Américains, où l’auto devient presque indispensable.
Témoignages : pour ou contre ?
Les avis divergent. Josette affirme : « Je peux vous dire que moi, j’en suis enchantée. Camping-car au camping et nous dans ma Smart pour les petites routes. »
À l’opposé, Michel tempère : « Pour moi, c’est une contrainte. Vu la longueur de l’attelage, bonjour la traversée des petits villages… Il faut garder l’esprit nomade ! »
Certains évoquent aussi le manque de respect de l’espace partagé, comme Patrick : « Quand je pars en camping-car, je sais que je ne suis pas chez moi et j’agis en conséquence. »
L’alternative : louer, ou transporter autrement
Plutôt que de tracter, certains préfèrent louer une voiture sur place. Betty partage son expérience : « Nous louons une voiture en Espagne pour moins de 200 euros par mois tous risques. »
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différentsEric confirme : « On peut aussi louer une voiture sur place pour quelques jours si nécessaire. » D’autres font le choix du deux-roues : Laurence note : « Nous ne voulons plus tracter, donc vélos dans la soute et scooter à l’arrière. » Alain, lui, tracte un quad, pratique pour les visites.
Des contraintes techniques et… légales
Tracter une voiture à l’aide d’un camping-car appelle au respect des obligations réglementaires : permis B limité à 750 kg de PTAC, besoin du permis BE ou de la formation B96 selon les cas.
Une remorque coûte entre 1 000 et 5 000 euros, et le tout ne doit pas dépasser 18 mètres ni rouler à plus de 90 km/h. Et que dire du flou juridique sur les cadres de tractage, pourtant homologués, mais tolérés à la discrétion des forces de l’ordre ?
« Mieux vaut éviter de jouer avec le statut juridique», recommande Le Monde du Camping-Car.
Alors, luxe ou galère ?
La réponse tient clairement compte de vos priorités et de votre organisation. Philippe résume bien l’avis des prudents : « Je pense que c’est une contrainte, j’ai un camping-car de 7,38 m, c’est déjà encombrant. »
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageursMais Raymond, lui, tranche : « Avec une voiture, vous pouvez stationner le camping-car loin du centre-ville et ensuite aller faire vos courses ou sortir sous la pluie. » Et vous, qu’en dites-vous ?

