Trafic de pièces détachées : les voleurs s’attaquent jour et nuit à ces modèles de voitures

Flambée des vols de pièces détachées : découvrez si votre voiture est dans le viseur des voleurs.

Analyse IAavec
Voir le sommaire Ne plus voir le sommaire

« Capots, phares, pare-chocs, caméras de recul… Les vols de pièces détachées auto ont bondi de 4% en un an ». L’inquiétude est grandissante même pour ceux dont les véhicules sont garés « dans les parkings sous vidéosurveillance ». Jour et nuit, des voleurs s’attaquent à des modèles de voitures spécifiques pour les dépouiller de leurs composants les plus prisés, alimentant davantage le trafic très lucratif des pièces détachées.

Trafic de pièces détachées : les voleurs s’attaquent jour et nuit à ces modèles de voitures

Ce sont des centaines dautomobilistes qui en ont déjà fait la mauvaise expérience durant ces derniers mois. Certaines voitures sont d’ailleurs plus ciblées par rapport à d’autres. Dans cet article, nous vous dévoilons les modèles les plus vulnérables : Renault Clio, Citroën C3 et Peugeot 208 et 2008.

Pour le Clio, c’est notamment pour « les feux. Ils coûtent assez cher et ce sont des feux assez spécifiques, maintenant, avec les nouveaux véhicules, avec des capteurs. Vu que les pièces détachées Renault sont assez compliquées en ce moment à trouver », explique un dépanneur toulousain rencontré par l’équipe de la Une.

Un trafic rentable : des pièces revendues à coût élevé sur le marché de l’occasion

D’autres « modèles plus luxueux » sont également le viseur, révèle la gendarmerie auprès de l’association UFC Que Choisir. C’est le cas des Mercedes ou des BMW « parce qu’ils induisent des pièces plus rares et plus intéressantes en termes de bénéfices ».

Aujourd’hui, ces pièces détachées se revendent facilement et à un coût très élevé sur les sites de vente d’occasion. Par exemple, un phare de Clio 5 peut atteindre 380 euros en ligne. Les auteurs des vols ont aussi la possibilité de passer via des réseaux clandestins.

À lireUn jeune dentiste transforme son camping-car en cabinet dentaire itinérant pour aider les personnes dans le besoin.

« Le premier, c’est un réseau parallèle de garagistes peu scrupuleux », décrypte Frédéric Laissy, chef du service d’information de la police nationale. La « deuxième filière, c’est l’exportation, notamment par les zones portuaires », et la « troisième, continue-t-il, ça va être tous les réseaux de mécaniques sauvages dans votre quartier, qui vont utiliser ce type de matériel volé ».

« Je l’ai retrouvée désossée »

« Je l’ai retrouvé désosser, avec les écrous tout autour », raconte Tristan à tf1info. Il a effectivement eu la mauvaise surprise de découvrir son véhicule stationné à l’intérieur de sa résidence, sans trois de ses roues.

« Il en restait une qui a été déboulonnée. Donc, on voit les boulons par terre, le tapis qu’il y a dans le coffre et tout le matériel pour pouvoir changer la roue« , poursuit-il son récit.


Partagez cet article maintenant !