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La retraite rime souvent avec liberté, et pour de nombreux seniors, le camping-car est devenu le symbole parfait de cette nouvelle étape. Mais est-ce vraiment synonyme d’évasion sans contraintes ou plutôt un piège financier à anticiper ?
Le voyage en camping-car, c’est la liberté au quotidien
« On ne sait pas où on sera demain. C’est le bonheur. On change d’endroit chaque jour sans dépendre d’un hôtel ou d’une réservation, on s’arrête là où bon nous semble, seuls, loin des autres, en pleine nature… », confient Geneviève et Didier, retraités de Montpellier, visiblement satisfaits de leur expérience.
Jessica et Pierre, eux aussi quinquagénaires, partagent ce sentiment : « Avec le « CC », j’ai l’impression d’être dans mon voilier, sauf qu’un camping-car est beaucoup moins contraignant et ne demande pas de compétences particulières. On voyage avec notre maison, au jour le jour, sans faire de projet, avec une organisation minimale. »
Le camping-car permet de vivre une retraite nomade, de s’émerveiller au fil des routes et de découvrir la France autrement, tout en restant autonome.
Les coûts à considérer
Mais cette liberté a un prix. Entre l’achat du véhicule, l’assurance, l’entretien, l’essence et les aires de stationnement, les dépenses peuvent grimper rapidement. François Feuillet, président du syndicat des véhicules de loisirs, souligne : « Dès la fin du confinement, nous avons assisté à un afflux très important dans les concessions… »
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différentsPour les retraités, il est essentiel de bien préparer son budget. Les véhicules neufs coûtent entre 40 000 et 70 000 €, tandis que des modèles d’occasion en excellent état peuvent être trouvés autour de 30 000 €.
Louer avant d’acheter ou opter pour un véhicule aménagé soi-même sont aussi des solutions à envisager pour limiter les dépenses.
La vie en camping-car au quotidien
Valérie et sa famille, sur l’aire de Palavas-Les-Flots, témoignent : « Ici, c’est comme au camping. Les enfants retrouvent chaque été leurs copains… On paie 20 euros par jour. C’est plus cher qu’ailleurs, mais pour ce tarif, on a pas mal de services, notamment des sanitaires. Au final, ce sont des vacances très économiques. »
Les activités sont multiples : pêche, randonnée, balade à vélo, visites touristiques… Le camping-car devient alors une résidence secondaire mobile, permettant d’explorer la France à son rythme.
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageurs« La liberté. C’est vraiment l’évasion, c’est sûr ! Une envie, on en parle… Demain, il faut beau, on y va ! C’est partir et laisser les problèmes à la maison. C’est un véritable studio roulant qui est devenu notre résidence secondaire. C’est un art de vivre, c’est super !« , indiquent, pour leur part, Bernard et Françoise.
« Dès que nous rentrons dans le camping-car, abondent Bernard et Patricia, on se sent en vacances, nous sommes heureux. »
Liberté et organisation
Pour profiter pleinement, il faut anticiper les contraintes : remplissage des réservoirs d’eau, vidange des eaux usées, stationnement en périphérie des villes et parfois difficultés sur les petites routes. Mais ces petites contraintes sont compensées par le sentiment d’indépendance et la possibilité de découvrir des paysages et des lieux hors des sentiers battus.

