Vacances : la tendance des vans aménagés continue de gagner du terrain

Le marché des vans aménagés poursuit sa croissance record.

Analyse IAavec
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Le marché des vans aménagés progresse à un rythme sans égal en France. Alors que le secteur automobile général stagne, les ventes de ces véhicules hybrides – à mi-chemin entre utilitaire et maison mobile – ont bondi de 75 % depuis 2017, propulsées par l’engouement pour la « vanlife » et la visibilité offerte par les réseaux sociaux. Aujourd’hui, les vans et fourgons aménagés représentent plus de 56 % des immatriculations de véhicules de loisir, dépassant même les camping-cars traditionnels.

Voici pourquoi les vans aménagés font aujourd’hui un vrai tabac

Au premier semestre 2024, 14 766 vans aménagés neufs ont été immatriculés, soit « une progression de 7 % » par rapport à 2023. La demande est portée par une recherche de liberté, loin des contraintes du tourisme de masse, mais aussi par le côté « multi-usages » et la maniabilité de ces véhicules.

Moins encombrants qu’un camping-car, les vans peuvent facilement passer dans des parkings classiques et être utilisés au quotidien. Un côté qui séduit bon nombre de vacanciers.

Comme le souligne David L’hois, cogérant de Van d’Évasion, « un camping-car est utilisé deux à trois fois par an, tandis qu’un van permet de partir en voyage, mais aussi d’aller chercher les enfants à l’école et de faire les courses ».

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Le marché haut de gamme se développe parallèlement. Certains modèles sont équipés de panneaux solaires, chauffage autonome, systèmes de filtration d’eau, ou de toits relevables pour maximiser l’espace.

Selon Jacques Petrau-Gay, l’artisan du van, « l’idée, c’est d’optimiser au mieux l’espace. Les sièges passagers à l’arrière se convertissent en lit, et tout est pensé pour le confort et l’autonomie ».

Les véhicules neufs s’achètent généralement entre 50 000 et 75 000 euros, alors que les aménagements artisanaux sur des utilitaires déjà existants se situent plutôt entre 15 000 et 25 000 euros.

Les réseaux sociaux et le Covid-19, deux facteurs déterminants de la vanlife

La démocratisation de la vanlife s’explique en grande partie par les réseaux sociaux et le Covid-19, qui ont transformé le mode de vie minimaliste en véritable tendance.

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Les vidéos de rénovation de vans, souvent avec des couchers de soleil et des escapades en pleine nature, séduisent tous les profils, des jeunes diplômés aux retraités.

Ce phénomène favorise la croissance du marché de l’occasion, qui représente désormais une part importante des ventes, ainsi que celui de la location, en progression de 4,5 % par an en Europe.

Cette pratique est-elle réellement écolo ?

Si la vanlife se veut à la fois économique et pratique, son impact écologique reste incertain. Et pour cause : « le parc de véhicules utilitaires légers en France est majoritairement thermique (93 %) », et les modèles électriques correspondent uniquement à 2 %
.
Un van à moteur thermique émet environ 250 g de CO2 par km, soit plus qu’une voiture classique. Néanmoins, le mode de vie minimaliste réduit d’autres consommations, comme l’eau, l’électricité et le chauffage, et s’avère moins énergivore que des vacances en hôtels ou locations classiques.


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